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Carême Janys Journal

Les Vertus du Silence

Le silence un acte de foi, qui nous permet de recevoir le Christ...

Le temps de carême apparait comme une période propice à l’intériorité et au silence ; silence qu’on peut considérer comme l’antithèse de la parole qui est don de soi. Dire que la parole est un don de soi, c’est reconnaître qu’à travers elle nous nous révélons et communiquons qui nous sommes, elle est vecteur de relation et s’inscrit dans notre vocation. Mais y-a-t’il une façon « chrétienne » de parler ? Notre vie étant appelée a glorifier le Seigneur et à témoigner de Lui, notre appartenance au Christ ne devrait-elle-pas influencer nos prises de parole et en définitive faire de nous des paroles vivantes, incarnées, des Christ ? Je crois bien que oui !

Cependant, toute mission nécessite une instruction et un envoi solennel, et la parole que nous sommes appelés à porter ou à devenir doit être nécessairement précédée d’un temps de silence et d’écoute. Si la parole est « don », le silence lui, permet de se recevoir du Christ !

Faire silence, c’est poser un acte de foi dans lequel nous osons entrer en nous-même pour entrer en dialogue avec le Logos « Parole », Jésus, qui s’est fait chair pour habiter en nous (Jean 1). Le silence c’est l’aptitude à recevoir le Christ dans l’intimité de nos cœurs, afin de le donner aux autres par nos paroles. 

C’est aussi faire une grande place à la méditation

Face aux événements quotidiens qui agitent notre vie, faire silence c’est tout comme Marie, faire place à la méditation de ces évènements. On se méprend facilement sur la signification de la méditation des évènements, qui peut sous-entendre ruminer, murmurer ou se lamenter sur les choses; pourtant méditer, c’est la faculté à entreprendre une conversation avec le Seigneur, dans le secret de notre cœur, afin d’élucider à la lumière de l’Esprit Saint, les événements fâcheux, douloureux et même joyeux qui nous arrivent pour en avoir une sainte interprétation. 

Le silence, moment préalable à la résurrection 

La parole est à la fois féconde et destructrice car la mort et la vie sont au pouvoir de la langue (proverbes 18 :21). Pour qu’elle puisse être fructueuse, il faut qu’elle émane d’une source limpide étant donné que c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle (Luc 6 :45) Or, le cœur de l’homme est malheureusement très souvent une terre aride qui a besoin d’une eau vive pour renaître. En cela, il est important de marquer des temps de pause durant ce temps de carême, pour entendre la Voix du Christ qui parle dans le désert de nos cœurs. 

Le silence est une aubaine pour laisser le Seigneur nous reconstruire. En outre, une nécessité pour l’accomplissement d’une promesse du Seigneur

Une telle conception du silence permet de réaliser qu’il y’a un temps pour témoigner mais aussi un temps pour faire silence (Ecclésiaste 3 :7) L’histoire de Zacharie rendu muet (Luc 1 :20) vient nous enseigner qu’il est parfois important voire nécessaire, après une promesse du Seigneur, d’attendre dans le silence (de nos cœurs) et de se laisser travailler par la parole de Dieu. Il s’agit là d’un temps d’humilité durant lequel nous prenons conscience que nous ne sommes que des instruments du Seigneur.

En résumé, et alors que nous sommes en marche vers Pâques, apprenons à nous déconnecter et à faire silence ne serait-ce qu’un tout petit peu, afin de nous mettre à l’écoute du Seigneur et de laisser le Christ redonner vie à nos cœurs desséchés. De même, n’hésitons pas, dès lors que nous en avons conscience, à lui confier toutes les voix intérieures et extérieures, qui viennent troubler notre quiétude et notre paix. Forts de la Parole de Dieu, nos jouirons de la vie du Royaume !

Photo by Alonso Reyes on Unsplash

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