Journal d’un miracle : quand devenir parent est un combat

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai toujours rêvé de fonder une famille et il y a six ans, j’ai rencontré l’homme de ma vie et nous nous sommes dit oui. Ce fut le début d’un parcours semé d’embûches ; la vie, la vraie ! Pas celle qu’on “mérite”, pour reprendre une expression bien connue.
Beaucoup de couples vivent des grossesses difficiles sans pouvoir s’exprimer et à travers ce récit plus ou moins détaillé, je veux raconter ce qu’on a vécu mon mari et moi. Témoigner de ce que Dieu a fait, la naissance miraculeuse de notre premier enfant : « Amen »


Le jour où tout a basculé

Il y a trois ans, un gynécologue m’appris qu’il me serait difficile d’avoir un enfant. Il me dit en substance : “Tu as un fibrome dans l’utérus, à l’endroit exact où l’embryon doit se développer : toutes tes grossesses se solderont en fausse couche ”. Fatalement, le jour même, je faisais une fausse couche…

Toujours selon ce gynécologue, mon unique recours serait de me faire opérer. Sans prendre de gants, il me dit : « si tu ne te fais pas opérer, tu ne pourras jamais avoir d’enfants » ! J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps… Cependant, en dépit de la douleur et des larmes, je gardais la conviction profonde que j’aurais un enfant. En effet, comme à Sarah, le Seigneur m’avait fait la promesse que j’enfanterais à travers plusieurs prophéties reçues bien avant la fausse couche.

D’ailleurs, un homme de Dieu me conseilla de faire attention si un jour on me demandait de me faire opérer : « Cette opération pourrait t’être fatale ! » me dit-il…

Le choix de l’espérance

Mon mari et moi, décidâmes de ne pas faire d’opération et de nous remettre au plan et au timing de notre créateur. Personne ne comprenait notre décision, étant donné que selon le gynécologue, l’opération était notre unique espoir. Toutefois, avant de poursuivre mon récit, j’aimerais préciser que mon cas est particulier et que je n’encourage personne à ne pas écouter les médecins. Mon choix de ne pas me faire opérer se basa sur ma relation avec Dieu et sur ce qui me fut révélé de son plan pour mon mariage. Je choisis de croire en sa promesse, de prendre mon mal en patience et d’attendre que la prophétie s’accomplisse.

Trois longues années passèrent et toujours pas de bébé. Le plus dur, c’était les règles. Les avoir me rendait tellement triste, les pires jours du mois. Mais une fois, après deux jours, les saignements ont anormalement cessé. Je m’empressai d’en informer mon mari, dans l’espoir d’être finalement enceinte. Malheureusement, les saignements reprirent cinq jours après. Découragée, je dus informer mon mari que comme les mois précédents, je n’étais pas enceinte…

C’était un jour de pluie

Contre toute attente, mon mari me dit : « Je vais acheter un test de grossesse. Le Saint-Esprit me dit que tu es enceinte ». Abattue, je lui répondis que je n’en avais pas envie et que je ne voulais pas me confronter au constat amer que je n’étais pas enceinte. Mon mari insista et sortit sous la pluie se procurer un test de grossesse. À son retour, je fis le test à contre cœur et, surprise ! C’était positif ! Je n’y comprenais rien ; le test affichait bien deux traits et en même temps, je saignais abondamment. Sans avoir le temps de réaliser quoi que ce soit, mon mari et moi nous retrouvâmes aux urgences. Une échographie confirma la grossesse, mais à ce stade, l’œuf était “clair”, ce qui signifie que le sac embryonnaire était vide.

Le gynécologue nous demande donc de revenir d’ici à deux semaines, pour confirmer l’évolution de la grossesse. Il nous dit également que je saignais peut-être parce que j’étais en train de faire une fausse couche et que si c’était vraiment le cas, je devrais subir un curetage… Je n’oublierai jamais les semaines qui ont suivi : les allers-retours aux urgences, les saignements abondants, les doutes, les journées entières à prier et supplier e Seigneur, les moments d’action de grâce, les nuits à genoux, les nuits en pleurs et j’en passe…

Le combat pour la vie

Au bout de deux semaines, l’embryon finit par apparaître à l’échographie. Notre petit bébé était bien là sous nos yeux, quelle joie ! Toutefois, je continuais à saigner. Le gynécologue nous expliqua que le fameux fibrome était probablement en train d’être délogé. Assurément, notre petit bébé poussait le fibrome pour pouvoir se fixer correctement. Notre enfant était assez forte pour faire elle-même ce qu’on aurait dû faire par le biais d’une opération. J’étais bien enceinte et notre petit bébé était une guerrière ! Elle luttait pour sa survie.

Au fil des mois, le fibrome finit par être déplacé jusqu’à être complètement expulsé de mon utérus. Il empêchait à présent la sortie du bébé. Mon accouchement nécessiterait donc une césarienne.
Par ailleurs, à huit mois, le bébé ne s’était toujours pas retourné. Le fibrome l’en empêchait et le gynécologue craignait d’éventuelles complications. Il faudrait programmer une césarienne dès que possible. Je lui disais en rigolant : ”tu verras qu’au dernier moment, la petite va tourner”.
“C’est trop tard” me dit-il, “Si la petite devait se retourner, elle l’aurait fait depuis belle lurette.” Confiante, je lui ai rétorqué : “Tu verras ce que Dieu va faire”.

Photo par Mustafa Omar sur Unsplash

La dernière semaine avant d’entrer à la maternité, je me rends à l’hôpital pour une consultation et pour choisir la date de la césarienne. Après avoir réalisé une échographie, mon gynécologue se met à crier de joie : “Ange !! Ton bébé a tourné ! Ton bébé a tourné !” Il semblait plus heureux que moi et mon mari ; il disait :Dieu a entendu vos prières, c’est incroyable ! Cependant, le fibrome est toujours là. Il faudra quand même faire la césarienne”. L’opération fut donc programmée.

Le Dénouement…

La veille de l’opération, je suis placée en observation et vers 2 heures du matin, je commence à sentir des contractions. Je n’y prête pas trop attention, pensant qu’il s’agit juste de petites douleurs et que ça passera. Mais deux heures plus tard, les douleurs s’accentuent. J’informe donc la sage-femme qui m’informe que la petite est prête à arriver. Elle m’examine rapidement et me dit que je suis à “deux doigts”. La petite est prête à arriver ! La sage-femme appelle donc le gynécologue pour l’en informer.

Dans la foulée, je perds les eaux et je suis emmenée au bloc opératoire. Le Médecin découvrira que contrairement à ce que montrait l’échographie, le fibrome ne faisait plus obstruction. Notre petite fille avait été plus forte et aurait même pu naître par voie basse. La vie a triomphé et notre Dieu a manifesté sa gloire !

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Parfois, on pense aider Dieu en prenant les devant alors que ses plans sont vraiment les meilleurs ! Voici comment notre petite “Amen” est venue au monde et elle se porte comme un charme, que le nom du Seigneur soit béni !

Photo par Garett Jackson sur Unsplash

Car autant il y a de promesses en Dieu, toutes sont oui en lui, et Amen en lui, à la gloire de Dieu par nous.

2 Corinthiens 1.20
8 comments
  1. Je ne cesserai jamais d’être émerveillée par la grandeur et l’Amour de Dieu dans la vie de “ses” enfants , ceux qui décident de laisser Dieu être le capitaine de leurs bateaux , d avoir une force qui nous permet de croire contre toute espérance. Je lui rend toute la gloire pour ce qu’il a fait dans la vie du couple de notre sœur Ange. Cet bébé est le signe de l’alliance du couple avec Dieu.

  2. Excellent témoignage de Foi, d’espérence et d’Amour…Que Seul Le Nom du Seigneur Soit Magnifié, Exalté, Glorifié pour Les siècles des Siècle.🙏

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