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José-Maria Journal

La Vie en Abondance !

« La vie physique, par laquelle commence l’aventure humaine dans le monde, n’épuise assurément pas en soi toute la valeur de la personne, et ne représente pas le bien suprême de l’homme qui est appelé à l’éternité. »

(Le don de la vie, Instruction de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, 1987)

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Alors qu’un weekend d’hiver j’allais chez un de mes grands cousins, j’offris une bible pour enfant à un de ses fils. Mon petit neveux, plein d’engouement s’empressa de la saisir et d’en dévorer les lignes. Fasciné, il en vient à me demander : « Tata José, comment c’est possible que Jésus soit revenu à la vie? Lorsqu’on meurt normalement c’est fini non?! C’est pas possible! C’est trop fort! ».

Sa question laissa tout le monde sans voix et tous les regards se braquèrent sur moi. Tata José avait chaud avec cette question qui résumait finalement toute la foi chrétienne. Comment expliquer cela à un enfant de 7 ans? Il fallait que le Saint-Esprit vienne à la rescousse ! Ce qu’il fit dans sa grâce. Et dans sa pédagogie, il m’enseigna également et attira mon attention sur le point que j’aimerais partager aujourd’hui avec vous.

Bien souvent, on répète à tout va que la vie est courte ! Et en effet, la vie est trop courte quand on ne cherche qu’à profiter de tous les plaisirs de l’existence. Mais en répondant à mon petit neveux, le Saint-Esprit m’emmena à lui expliquer que Dieu avait créé la vie. Or Jésus, ce n’est pas seulement un homme comme nous, il est aussi Dieu. Donc Il a le pouvoir (comme les superhéros) de vivre pour toujours. C’est pour ça que malgré la mort, il a continué de vivre, parce que son pouvoir particulier, c’est la Vie !

Mon petit neveu trouvait cela trop cool ! À telle enseigne qu’en jouant avec mon frère, il disait quand il perdait : « non tonton, je me transforme en Jésus, je ne meurs pas ». Sacré enfant !

À travers cette catéchèse, j’eus l’occasion de réaffirmer que la vie n’est pas courte comme on le dit, mais que la vie est Éternelle ! Bien que notre vie terrestre ait une limite corporelle. La vie est éternelle car nous sommes à l’image de Dieu et selon sa ressemblance. La vie, c’est le fruit de l’amour de Dieu qui nous a appelés à l’existence pour que nous vivions avec lui pour toujours. Ces paroles sont une source d’espérance folle face à la mort qui peut être redoutée, et face au deuil qui est douloureux. Même si la douleur est réelle, nous avons l’espérance par le mystère de la mort et de la résurrection du Christ d’une vie éternelle en communion et plénitude avec Dieu. ( cf Jean 11; 25)

D’ailleurs, les mots de mon petit neveux David quant au fait qu’il se transforme en Jésus pour continuer de vivre illustrent avec éloquence ce passage, mais aussi la transcendance de la vie divine face aux adversités qui semblent nous dire « game over». Parce que nous croyons au Christ, nous avons la promesse d’une vie qui transcende les limites humaines, et les géants qui se dressent comme adversaires devant nous ne nous anéantiront pas (Cf. Psaume 23:4; Esaie 43:2).

Cette catéchèse improvisée m’a aussi donné de l’assurance quant au fait que notre existence est éminemment digne parce que Dieu a fait de nous des personnes uniques, sans semblables, et irremplaçables. Ainsi, même si nous partons le rejoindre dans sa demeure, notre vie terrestre a été désirée et suscitée par Lui, car personne d’autre que nous, n’aurait pu mener à bien notre mission. Et cette mission, même si elle peut sembler brève à nos yeux, n’en demeure pas moins précieuse, fructueuse et juste aux yeux de Dieu (Cf. Sagesse 4:7-15). Et l’impact de ses fruits est de même, infini.

C’est pourquoi, dès ici-bas, nous sommes en pèlerinage pour nous préparer à la grande rencontre avec la Sainte Trinité. Ce n’est pas donc la durée du pèlerinage sur terre qui compte (même si on le souhaite humainement long), mais sa qualité et l’impact de ses fruits.

Plutôt que de voir la vie comme courte, Dieu désire que dès à présent nous ayons cette pensée de l’éternité et que nous soyons attentifs à ses appels quotidiens. Car ainsi ouverts à ses appels et à la connaissance de sa personne, le jour de notre face à face aura des allures de retrouvailles et non de jugement. Ce sera la « vision » béatifique !

Rejetons donc toute vision désespérante de la vie et laissons notre regard sur elle être transformé par l’Esprit-Saint, à la lumière de la Parole de Dieu qui est le Christ Lui-Même et qui élargit dès aujourd’hui, les horizons de notre vie aux dimensions de son Royaume, aux dimensions de l’infini.

En Lui, notre vie prend sa vraie valeur et répond à sa véritable vocation; par la charité, dans l’Amour de Dieu et du Prochain; et ce dès aujourd’hui. Ainsi chaque ouverture de notre être aux étreintes divines nous fait d’emblée goûter et toucher du plus profond de notre être à la vie éternelle sur terre. Le Ciel, c’est bel et bien déjà dans l’aujourd’hui !

À travers la question de mon petit neveu, le mystère de la vie s’est donné à contempler, un mystère que les discours de nos contemporains peuvent parfois sous-estimer ou pervertir. Ce mystère, je te le partage avec mes modestes mots, afin que tu puisses aussi te rappeler cette espérance de la vie en Jésus-Christ et que chaque aujourd’hui sur la terre, tu puisses faire de petits pas vers le Ciel en accueillant l’Amour de Dieu pour toi, ta plus belle béatitude.

« Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, la vie en abondance.» – Jean 10:10


« La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » – Jean 10;17

Photo par Jernej Graj sur Unsplash

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