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LE PAIN DE CE JOUR Pâques

Lundi, 4ème Semaine de Pâques

« Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit. » ( Ac 11,9b )

Ac 11,1-18 … Ps 41-42(42-43) … Jn 10,1-10

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus introduit deux métaphores pour exprimer son unique relation au peuple d’Israël: il est d’un côté « le pasteur, le berger des brebis », et de l’autre, il est « la porte des brebis. » ( Jn 10,2b.7b )

En tant que porte, il est l’unique voie qui mène à la paix intérieure et au salut éternel : « Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. » ( Jn 10,9 ) En Jésus seul trouvons nous la véritable liberté, c’est-à-dire la possibilité et la capacité d’agir tel que nous le devons, en harmonie avec notre véritable nature. Les autres voies du monde nous proposent des libertés éphémères qui ne sont en fait que des libertinages, des abus de notre libre arbitre. Seul le Christ nous élève et nous challenge à vivre et à mourir d’une façon exemplaire, d’une façon qui nous semble hors de portée, mais qui est possible par sa grâce. Seule la véritable porte des brebis nous mène à la rencontre de notre propre personne !

En tant que berger des brebis, Jésus est la seule voix qui vaille la peine d’être écoutée et suivie. Dans un monde bruyant et assourdissant, les voix sont nombreuses à nous proposer des solutions à nos problèmes, à offrir des raccourcis au salut, à présenter des alternatives spirituelles, ou à simplement renier toute spiritualité. Mais le Christ nous rappelle qu’au milieu du chaos et de la cacophonie, sa voix est la seule qui depuis la nuit des temps apporte de l’ordre au milieu du chaos, introduit la paix au cœur de nos vies agitées. Jésus est le bon Pasteur ; c’est pourquoi « le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir » ( Jn 10,3 ) ; il les fait sortir du chaos et de l’incertitude pour les mener vers la paix et la confiance, il ouvre leurs cœurs à la lumière éternelle.

Conscients de l’importance, de la nécessité du Christ pour le salut de l’humanité, comment se faut-il qu’aujourd’hui encore nous hésitions à le porter au cœur du monde ? Lorsque l’ange apparut au centurion romain qui n’était certainement pas juif, il lui dit : « Envoie quelqu’un à Jaffa pour chercher Simon surnommé Pierre. Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison. » ( Ac 11,13-14 ) À ces paroles, nous devrions tous nous demander combien de personnes sont venues à nous à la recherche des Paroles de Vie, des paroles du salut et sont reparties sans en entendre une parce que nous n’avons jugé important de leur parler de Jésus ? Nous sommes désormais la voix du Christ par laquelle il sanctifie les nations du monde. Ne tuons pas l’Esprit missionnaire qui nous a été donné à notre Baptême et cimenté à notre Confirmation, car « même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! » ( Ac 11,18b ) Cette conversion n’est pas notre privilège, le privilège d’une élite choisie, mais le don de Dieu à l’humanité, et donc notre devoir et notre mission. Irons-nous vers tous ceux qui ont soif de Dieu, soif de sa parole ? Ou continuerons-nous à la garder pour nous seuls ?

😇 PAX ET BONUM 😇

Réflexion par Fra. Baudry Metangmo, OFM Cap

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