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LE PAIN DE CE JOUR Pâques

Samedi, 3ème Semaine de Pâques

« l’Église était en paix » ( Ac 9,31a )

Ac 9,31-42 … Ps 115(116B) … Jn 6,60-69

La Paix ! C’est le cadeau que nous laisse le Seigneur après sa résurrection : « La paix soit avec vous » furent ses premières paroles aux Apôtres. ( Jn 20,19d )

N’est-elle pas ce que nous désirons le plus ? Le confort, la richesse, le pouvoir, toutes ces choses après lesquelles nous courons jour et nuit, n’est-ce pas pour nous procurer un sentiment de sécurité et de paix ? Et bien sûr nous ne parlons pas d’une paix juste comme une absence de guerre ou de confrontation, mais d’une véritable sérénité intérieure, un état de tranquillité et de confiance de l’âme. La première lecture d’aujourd’hui débute en disant qu’en « ces jours-là, l’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie » ( Ac 9,31ab ) ; malgré toutes les tribulations qu’elle endurait, elle vivait dans la paix et la sérénité. Comment était-ce possible ?

Eh bien! Il me semble que la véritable paix, la paix non pas comme le monde la donne, mais la paix qui vient du Christ et inonde son Église, découle de l’harmonie entre les paroles et les actions d’un côté, et qui je suis véritablement de l’autre. S’il y a dissonance entre mon être et mon agir, cette dissonance se manifeste par un manque de paix dans ma vie. L’Église était en paix parce que l’Église vivait en harmonie avec elle-même : Épouse sainte du Christ appelée à poursuivre sa mission salvatrice sur la terre, elle continuait sa mission évangélisatrice malgré les difficultés et incertitudes de chaque jour, ses actions étaient fidèles à son être. De même en est-il pour chacun d’entre nous. Si nous demeurons fidèles à ce que nous sommes, l’être que Dieu a non pas seulement créé mais recréé de son Esprit, alors nous connaîtrons cette paix intérieure qu’a connu l’Église naissante. Nous voyons dans l’Évangile d’aujourd’hui le contraste entre deux groupes de disciples. Le premier questionne intensément Jésus sur son enseignement sur sa Chair et son Sang comme nourriture et boisson pour la vie éternelle, et finit par s’exclamer : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Et à l’évangéliste d’ajouter, « à partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. » ( Jn 6,60.66 ) Face à la difficulté qu’ils avaient à comprendre la profondeur et la beauté de ce que Jésus leur enseignait, ils ont préféré s’éloigner du Verbe qui leur a donné la vie ; ils ont préféré vivre loin de celui qui donne sens à toute vie. Pensez-vous qu’ils aient vécu en paix après ça ? Certainement pas !

Mais de l’autre côté, face au même enseignements et à la même incompréhension, des disciples ont décidé de faire un choix différent. Par la bouche de Pierre, ils affirment : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » ( Jn 6,68-69 ) Prenant confiance en la personne qui leur a révélé leur véritable identité d’enfants de Dieu et d’amis du Fils, ils ne laissent pas doutes et incompréhension les tirer loin de Celui qui leur donne la Vie. C’est avec sérénité qu’ils s’accrochent au Christ, car seul lui pourvoit l’harmonie entre l’être et l’action. Ce n’est donc pas surprenant que sous la direction de ce même Pierre, l’Église qui poursuivait sa mission, vivait en paix.

Si nous aussi désirons la paix, la véritable paix, vivons en harmonie avec la parole du Christ qui nous révèle à nous-mêmes ; ne rechignons pas le pain de vie qu’il nous offre dans l’Eucharistie, la coupe de bénédictions qui est notre vie et notre action de grâce : « Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur. » ( Ps 115,12-13 )

😇 PAX ET BONUM 😇

Réflexion par Fra. Baudry Metangmo, OFM Cap

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