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LE PAIN DE CE JOUR Pâques

Jeudi, 3ème Semaine de Pâques

« Et Philippe se mit en marche » ( Ac 8,27a )

Ac 8,26-40 … Ps 65(66) … Jn 6,44-51

Sommes-nous libres d’aller où l’Esprit nous envoie ? Sommes-nous libres de suivre son appel ? Où avons-nous encore des chaînes qui nous retiennent et nous empêchent d’aller à la rencontre de celui qui a faim et soif de la vérité ? Jésus nous dit, « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. » ( Jn 6,51ab ) Croyons-nous en ces paroles ? Et si oui, qu’est-ce qui nous empêche de porter cette Bonne Nouvelle aux autres ? Le diacre Philippe est envoyé par l’Esprit-Saint « en direction du sud, » sur « la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » ( Ac 8,26 )

Philippe s’est-il demandé ce qu’il mangerait sur cette route ? Combien de jour il aurait à y passer ? Est-ce que sa vie serait en danger ? Tellement de question qu’on aimerait s’arrêter et poser à l’Esprit-Saint avant de bouger. Mais Luc nous dit simplement que « Philippe se mit en marche » ( Ac 8,27a ), il partit dans tarder car plus rien ne le retient ! La peur de la mort n’a aucun pouvoir sur lui, car il est mort avec le Christ et désormais il vit dans le Christ qui est vivant éternellement ! La peur du danger, de la solitude, de la faim, de la soif ne le retient plus ; il a acquis la liberté des enfants de Dieu, la liberté qui naît de la confiance dans le Père qui nous aime et désire le meilleur pour chacun de nous.

Les terres désertes de ce monde ont besoin d’hommes et de femmes qui auront le courage de suivre l’Esprit-Saint pour y apporter l’eau vive, Jésus-Christ ! Philippe ne savait pas pourquoi l’Esprit l’envoyait sur cette route déserte, mais parce qu’il Lui fit confiance, il était capable d’éclairer l’eunuque éthiopien dont le cœur était désireux de comprendre la parole de Dieu, d’entendre ses mots d’amour. Mais comme dit Paul, « comment l’invoqueraient-ils sans avoir cru en Lui ? Et comment croiraient-ils sans l’avoir entendu ? Et comment l’entendraient-ils si personne ne le proclame ? Et comment le proclamer sans être envoyé ? » ( Rm 10,14-15a )

À moins que nous acceptions de quitter nos attaches pour aller sur les routes désertes du monde, notre foi restera dormante et fanera. Mais si nous n’avons pas peur de suivre l’Esprit-Saint, alors nous porterons du fruit. Ayons l’assurance que Dieu nous précède ; comme pour l’eunuque, Il a déjà placé dans les cœurs de ceux vers qui Il nous envoie un désir de connaître la vérité. Comme dit Jésus, « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » ( Jn 6,44a ). Ainsi Dieu prépare le terrain pour nous ; à nous d’écouter ceux à qui il nous envoie, de découvrir où ils sont dans leur cheminement, et de semer sur la terre que Dieu a labouré, avant de donner l’espace à l’Esprit pour arroser et faire grandir. Embrassons notre liberté d’être missionnaires : « Ah! Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la bonne nouvelle. » ( Rm 10,15b )

😇 PAX ET BONUM 😇 

Réflexion par Fra. Baudry Metangmo, OFM Cap

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