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Carême LE PAIN DE CE JOUR

Vendredi après les Cendres

« Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche » – Is 58,8b

Is 58,1-9a … Ps 50(51) … Mt 9,14-15

Lorsque les disciples de Jean le Baptiste interrogent Jésus sur le jeûne de ses disciples, il leur répond que tant que lui, l’époux est avec eux, ils n’ont guère besoin de jeûner ; « mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront « ( Mt 9,15 ). C’est maintenant l’heure du jeûne pour les disciples de Jésus, maintenant qu’il s’est retiré de cette terre pour nous préparer une place après de Lui. Il reviendra nous chercher afin que où il est nous puissions être avec Lui, et ce jour là nous rentrerons dans une réjouissance éternelle ; mais maintenant, nous devenons nous préparer par le jeûne et la prière.

Le jeûne est comme un entraînement pour l’âme ; il est pour l’esprit ce que l’exercice physique est au corps. Mais si le but de notre exercice physique est juste d’avoir un corps attirant pour les yeux des autres, si nous ne poursuivons que l’adulation et les louanges des hommes, alors tout cela est vanité. De même, si notre jeûne est une façon de nous montrer plus justes que d’autres, d’engranger les louanges des hommes pour notre grande sainteté, alors nous faisons fausses route.

« Est-ce là le jeûne qui me plaît, » nous demande le Seigneur, « un jour où l’homme se rabaisse ? » ( Is 58,5a ) Où il se rabaisse par des actes externes mais à la poursuite de sa propre glorification intérieure ? Si l’exercice physique bien ordonné doit nous prédisposer au service de notre prochain, ainsi le jeûne bien ordonné doit nous préparer à sortir de nous-mêmes pour aller vers celui qui est dans le besoin. La parole du Seigneur est plus que claire sur ce point :« Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? » ( Is 58,6-7 )

Que dire de plus ? Les trois piliers du Carême ne se retrouvent-ils pas parfaitement ? Jeûne, Prière, et Partage sont complémentaires et je dirais même inséparables ! L’un sans les autres peut vite devenir un théâtre de vanités ; les trois ensembles et notre être tout entier, corps et âme, est offert à Dieu en pur sacrifice d’action de grâce. Implorons donc l’Esprit du Seigneur de nous fortifier dans notre cheminement du Carême, et de purifier nos intentions pour cette saison. En actes comme en paroles, cherchons à sortir de nous-mêmes pour aller à la rencontre de notre prochain.

😇 PAX ET BONUM 😇

Réflexion par Fra. Baudry Metangmo, OFM Cap

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