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Fille de Roi Journal

Mon Chant d’Espérance !

« Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l’honneur, les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de Vous servir, je puis même perdre Votre grâce par le péché ; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher : Pour moi, mon Dieu, je dormirai et me reposerai dans la paix que je trouve en Vous ». 

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Cette prière de Saint Claude de la Colombière est l’introduction adéquate pour vous faire part de mon témoignage. Ma vie en effet s’apparente à un produit manufacturé dans une usine, selon une procédure stricte, destiné à approvisionner une multitude de personnes. Cette usine, c’est le Saint Esprit… Rétrospectivement, quand je contemple mon parcours, je réalise que « quand j’étais enfant, je parlais et pensais comme un enfant, mais maintenant, je n’agis plus comme un enfant » (1 Cor 13 :11 ) grâce au St Esprit qui m’a instruite. J’ai été presque toute ma vie à son école, et je continue d’y être. 

Les prémices de ma conversion émanent de ma famille; laquelle est chrétienne catholique. L’appel du Seigneur, je l’ai ressenti très tôt ; c’était à l’âge de 10 ans, lors de ma première communion. Ce jour-là, j’ai pu entendre dans mon cœur une voix me dire que ma vie ne serait pas celle que je voudrais mais celle que Dieu voudrait ! Dès lors, durant mes années collège, cet appel me conduisit à intégrer le groupe d’intercession de mon école, m’empêchant ainsi de m’adonner à certaines pratiques mondaines de l’adolescence.

Après mon bac, l’évangélisation par le chant, à travers des groupes de louange fut un autre catalyseur de mon amour pour le Seigneur. Bien évidemment, mes choix peu populaires me valurent l’incompréhension, les préjugés et même le rejet ; il faut dire que mes week-end se résumaient à : répétition de chorale, confession, prière du chapelet et Messe. 

Lors des prières d’évangélisation, j’entendais souvent les serviteurs de Dieu me dire cette phrase : « tu es spéciale, tu as du prix aux yeux de Dieu » (Ésaïe 43 :4). Malgré la récurrence de ces messages, ceux-ci résonnaient difficilement dans mon cœur car pour moi, toute personne est unique et spéciale aux yeux de Dieu. De fait, je ne saisis pas la portée de cette prophétie. 

Il me faudrait vivre l’épreuve de la maladie pour en avoir la révélation…

2 ans après mon bac, je tombai sous le coup d’une douloureuse épreuve ! Une épreuve qui durerait longtemps. Ainsi, pendant 8 ans, je souffris de pertes de sang ; tout comme la femme de l’évangile de Matthieu (9,20-22) qui souffrait d’hémorragies. La maladie débuta dans mon pays d’origine la Côte d’Ivoire, avant de prendre d’autres proportions en France et malgré l’avancée de la médecine dans ce pays, aucun médecin ni traitement, ne pu me délivrer d’une telle souffrance. Bien au contraire, j’étais sévèrement anémiée, en proie à l’échec sur le plan académique. À ce moment-là, j’avoue avoir réclamé la mort. Mais un jour, j’entendis le Seigneur me dire : « je t’aime d’un amour éternel » (Jérémie 31 :3).

J’avoue avoir refusé d’entendre cette parole. En revanche, et paradoxalement, je n’arrivais à me résoudre à abandonner le Seigneur. Je désirais malgré tout continuer de le servir et de chanter pour lui ! Je peux même dire qu’à chaque fois que l’envie d’abandonner me saisissait, le Seigneur me fortifiait, me tenait les mains, comme ce fut le cas pour Moïse.

« Comme les mains de Moïse devenaient lourdes de fatigue, ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui et il s’assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi, elles restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil… » (Exode 17.12)

Oui, en dépit de la maladie, de la solitude et de l’échec, j’ai continué de servir et de louer Dieu, et c’est en cela que je suis reconnaissante ! Le Seigneur m’a soutenu et m’a maintenu dans la fidélité à son service, la fidélité à son appel ! Aujourd’hui donc, je puis affirmer que cette maladie n’était en rien une punition, encore moins un châtiment. Bien au contraire, cette épreuve s’est avérée être un chemin de sanctification car j’y ai appris l’obéissance et la persévérance ; ce qui me permit d’accéder à la terre promise : Après 8 ans de lutte, le Seigneur m’accorda la guérison ! Que son Nom soit Béni !

Ainsi chers frères et sœurs, je voudrais à mon tour vous encourager et vous exhorter à la persévérance ; je prie du fond de mon cœur que mon histoire vous fortifie dans le Seigneur ; si vous ne deviez retenir qu’une seule parole de tout mon témoignage, j’aimerais que cela soit : « l’espérance ne déçoit point » (Romain 5.5). Ainsi soit-il !

« Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Romains 5;4-5) 

Fille de Roi.

Photo par Richie Lugo sur Unsplash

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1 COMMENT
  • Elsa
    4 semaines ago

    Wooow ! Très beau témoignage !!
    Que le nom du Seigneur soit béni

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